Extraits d'une étude du Dr Luc Moraglia, 2005 :
NUTRITION ET COMPORTEMENT
Le cerveau gère tous les comportements physiologiques et psychoaffectifs, en particulier par l’intermédiaire des neurotransmetteurs (NT) comme la sérotonine (5HT) et les cathécholamines.
Depuis les années 50 il a été démontré que ces NT jouent un role important dans les mécanismes du sommeil, de la faim et de la satiété, de la thermorégulation et dans les fonctions cognitives. Les travaux récents des chercheurs ont démontré que ces neurotransmetteurs subissent facilement l’influence de l’alimentation, ce qui donne à penser que la nutrition est impliquée dans les troubles du comportements.
Cette influence a été particulièrement mise en évidence pour la sérotonine cérébrale (5HTc) dont le précurseur est un acide aminé essentiel : le Tryptophane (Trp).
ROLE DE LA SEROTONINE CEREBRALE
1 / Régulation de l’humeur Maes et Meltzer (1995) ont développé l’hypothèse sérotoninergique de la dépression majeure en montrant la déficience de l’activité 5HTc chez les dépressifs. Daekin et Graeff (1991) développe les mécanismes d’action de la 5HTc sur l’adaptation au stress, l’anxiété et la dépression.
2/ Régulation de l’appétit La 5HTc agit sur les aires de la satiété . Les anorexigènes du type fenfluramine (Isoméride, Pondéral), aujourd’hui supprimés du marché en raison d’effets secondaires toxiques, agissaient en augmentant artificiellement la libération de sérotonine de façon non sélective.
3/ Régulation du sommeil La sérotonine favorise l’endormissement et évite les réveils précoces (Hartmann et Greenwald, 1984) . Nous rappelons que la 5HTc est le précurseur de la mélatonine.
EFFETS DU DEFICIT EN SEROTONINE
- Dépression anxio-impulsive comportements compulsifs favorisant les dépendances (alcool, tabac, drogues, sports extrêmes,…) et les troubles du comportement alimentaires, en particulier une appétence incontrolable pour le sucré, notamment en fin d’après-midi.
- Tendance à l’agressivité, à l’irritabilité, intolérance à la contrainte, passage à l’acte agressif (y compris acte suicidaire).
- Certains troubles obsessionnels compulsifs, certaines manies.
- Troubles du sommeil.
- Le rôle de la sérotonine a été évoqué dans la symptomatologie psychique de certains syndromes prémenstruels.
CONCLUSION
Trois semaines d’un simple régime hypocalorique réduit significativement le taux de Trp plasmatique et le ratio Trp/AAN et altère de ce fait la fonction sérotoninergique cérébrale avec toutes les répercussions sur l'humeur et le comportement alimentaire que cela représente. L'apport d'alphalactalbumine adapté à l'intensité des troubles (25 à 75 grammes par jour), a démontré une grande efficacité sur la correction de ces troubles.
D'une manière générale, les troubles de l'humeur, l'intolérance au stress, le grignottage compulsif en particulier sur le sucré, les sevrages et les régimes amaigrissants ainsi que certains troubles du sommeil pourront bénéficier d'une telle supplémentation dont l'innocuité a été démontrée.
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